19 août 2010
Lionnaise
Sur la liste OuLiPote circule une photo montrant le Fraisident-Pondateur de l'OuLiPo, j'ai nommé François Le Lionnais, méditant devant un échiquier. Nombre de mes colisiters ont commenté le cliché et proposé des solutions à la partie, qui n'était autre qu'un problème posé par William Shinkman en 1882, comme l'indique l'excellent Eric Angelini sur son non moins excellent site.
Etant personnellement peu doué pour les échecs, je n'ai pu participer à cette intéressante discussion. Néanmoins, j'en ai profité pour imaginer une contrainte, autoritairement appelé "Lionnaise" jusqu'à ce qu'on me prouve qu'elle existait auparavant sous un autre nom. La voici :
En partant de la notation des échecs qui veut que :
R=Roi
D=Dame (ou Reine mais R était déjà pris et, comme d'habitude, le masculin l'emporte sur le féminin)
T=Tour
F=Fou
C=Cavalier
Et en ajoutant un "P=Pion" inexistant officiellement, on compose une phrase qui, une fois reportée sur un échiquier (sans espaces ni ponctuation) représente une position... Dans la graphie, les pièces noires sont représentées en majuscules gras, les blanches en majuscule et les cases vides en minuscules.
Exemple pour la position de Shinkman :
RejeTés... ouT ! Fi... ils s'aPPellenT mano ou Palko, obsession D'un PaPe au PRénom niCo.
ou, graphiquement :
23 février 2010
Katrainbour (copyright Robert Rapilly)
Robert Rapilly, bien connu de la liste OuLiPote, a proposé sur ladite un nouvel exercice : le Katrainbour. Le principe, défini par lui, est le suivant :
Transformer le nom de quelqu'un en calembour (Éviter au passage la facilité étymologique et la moquerie). Composer un quatrain devinette, par exemple :
Faut pas quand Booz dit : « Goûtons ! »
(conte la légende) des siècles
avant d'envoyer les moutons.
Tout de suite, et dans des assiettes !
Avoir placé dans le texte une allusion facilitant la résolution (ci-dessus un titre à peine voilé, « La Légende des Siècles »)
Énoncer la morale : « Vite, haricot ! » pour « Victor Hugo »
Aimant les calembours et les quatrains, je ne pouvais que me lancer à l'assaut de cet exercice. Je m'y suis donc essayé en prenant pour sujet les membres de l'OuLiPo... Comme ils sont nombreux, je n'en ai composé à ce jour que quatre, mais les autres suivront.
On veut me fourguer un murier bourré de vers
Qui murmurent mais je ne veux rien de tout ça
Je ressors aussitôt de cette pépinière
Emportant sous mon bras un Ilex Rugosa.
J'acquiers houx beau (Jacques Roubaud)
Vénus en a assez, elle se fait chambrer
Par un noble pénible au motif fallacieux
Qu’elle a chaud au cul mais, mise à nue la mariée,
Contre l’importun fait tonner son mari Dieu.
Mars et le Duc chiant (Marcel Duchamp)
Le fameux musicien ne croyait qu’au Pernod
Et à ses partitions et à Raymond Queneau.
Les mannes eues, elles, payaient, oui, mais l’anis
Le plumait. Ô, le saltimbanque démuni.
L'artiste (Latis)
Les barbares jadis se partageaient le monde
Et ses trésors. Ainsi Attila, Hun immonde,
En l’année quatre cent quarante-et-un pilla
Le bulgare or pour se souvenir de Sofia.
Riche est le lot d'Hun (Michèle Audin)
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16 juillet 2009
Ambigramme
Un ambigramme est la représentation graphique d'un mot qui - suivant une certaine rotation - donne soit le même mot, soit un autre. Dans cet exemple - le premier de ma composition - il s'agit d'une rotation à 180°.
Les visiteurs qui me connaissent comprendront que les deux prénoms ainsi calligraphiés n'ont pas été choisis au hasard. J'embrasse leurs possesseurs.
16:50 Publié dans Images | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06 juillet 2009
Panscrabblogramme
Le panscrabblogramme est un exercice consistant à écrire un texte avec toutes les lettres disponibles au Scrabble, soit :
9 A, 2 B, 2 C, 3 D, 15 E, 2 F, 2 G, 2 H, 8 I, 1 J, 1 K, 5 L, 3 M, 6 N, 6 O, 2 P, 1 Q, 6 R, 6 S, 6 T, 6 U, 2 V, 1 W, 1 X, 1 Y, 1 Z et 2 blancs.
Dans le texte suivant, les blancs remplacent un S et un T.
A Niort, chez le primeur, tous les bons fruits - la figue, le kiwi, la banane - sont hors de prix. Mais que vaut cette goyave, demandé-je ?
13:05 Publié dans Jeux textuels | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02 juillet 2009
Pour répondre à Frédérique
Pour répondre à la demande de Frédérique (cf. commentaire du 19 octobre 2008 sur Triple acrostiche), voilà le texte demandé.
Finissons, soyons brefs,
Rédiger un poème, aussi succinct soit-il, et pour une étrangère
Est bien hasardeux.
Dois-je broder,
En trois vers boiteux
Répondant à mes propres canons, ma complainte à la femme mystère ?
Ignorant, je suis. Et démuni.
Que puis-je écrire qui ne soit la preuve que je m'avoue vaincu ?
Un poème requiert d'avoir sur le sujet un avis. Là j'en suis dépourvu.
En voici l'aveu.
10:21 Publié dans Jeux textuels | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08 juillet 2007
Zazie 2007 - Morale élémentaire
Départ céans Jours triples Déplacement oriental Homme arrivé Coupoles argentées Bronze statufié Dieux multiples Pavés étamés Théâtre cristallisé Coq aurifère Chanteur matinal Beautés connues Diomira Un soir d’automne Aux jours plus courts S’allument des lampes Multicolores Aux portes Des friteries Hululement féminin Homme jalousé Soirée pareille Bonheur connu
14:45 Publié dans Jeux textuels | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Zazie, mode d'emploi
Le texte à jouer est le suivant :
En partant de là et en allant trois jours vers le levant, l'homme se trouve à Diomira, une ville avec soixante coupoles d'argent, des statues en bronze de tous les dieux, des rues pavées d'étain, un théâtre en cristal, un coq en or qui chante chaque matin sur une tour. Toutes ces beautés, le voyageur les connaît déjà pour les avoir vues aussi dans d'autres villes. Mais le propre de celle-ci est que si l'on y arrive un soir de septembre, quand les jours raccourcissent et que les lampes multicolores s'allument toutes ensemble aux portes des friteries, et que d'une terrasse une voix de femme crie : hou !, on en vient à envier ceux qui à l'heure présente pensent qu'ils ont déjà vécu une soirée pareille et qu'ils ont été cette fois-là heureux.
Italo Calvino - Les Villes invisibles (Seuil), traduit de l'italien par Jean Thibaudeau
09:00 Publié dans Jeux textuels | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02 juillet 2007
La mouche d'hiver
La mouche d’hiver
La larme qu’on voit couler
Au temps de l'été
21:25 Publié dans Tentative de haïku | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27 juin 2007
Acrostiche universel
Définition : A partir d’un nom ou d’un mot donné, l’acrostiche est un poème qui compte autant de vers que ce mot compte de lettres, et dont le premier vers commence par la première lettre du mot, le deuxième par la deuxième, et ainsi de suite.Les variations classiques et oulipiennes sur l’acrostiche sont abondantes et toutes estimables : initial, final, interne, multiples, en croix, en large et en travers.Avec seulement vingt-six vers dont les initiales épuisent l’ordre alphabétique, l’acrostiche universel permet d’en composer pour toutes les occasions imaginables.
Bel et charmant aveu, promesse d’un baiser,
Comme le passé semble à mon esprit bien laid
Dans tes bras chauds et nus, le soir, je me complais
Etre heureux avec toi me semble si aisé
Fuyons la solitude à l’avenir brisé
Gagnons main dans la main les marches du palais
Heureux si tu le veux, triste si ça te plait
Il te suffit d’un mot pour pouvoir me griser
Je suis né de ta peau, laisse-moi m’y poser
Kubilai Kahn se fut fait prendre en tes filets
Longtemps j’ai attendu, les heures m’accablaient
Magie ou vœu divin, nos cœurs se sont croisés
Notre amour a éclos sur tes lèvres rosées
O toi qui m’as dompté, fais de moi ton valet
Prions que nos nuits soient plus blanches que le lait
Que nos corps au matin s’éveillent épuisés
Rien qu’une heure contre toi je veux me reposer
Sans tes yeux dans les miens, je ne suis qu’une plaie
Tous les jours à notre hymne ajoutons un couplet
Une vie de roman nous allons composer
Vois mon âme en offrande à tes pieds déposés
Waterloo avec toi nous eut liés aux Anglais
X fois te regardais, X fois je me troublais
Y a-t-il rien que pour toi je ne puisse oser
Zeus a glacé mon cœur, tu me l’as embrasé
Ce qui donne par exemple l'utilisation suivante :
Dans tes bras chauds et nus, le soir, je me complais
Il te suffit d’un mot pour pouvoir me griser
Dans tes bras chauds et nus, le soir, je me complais
O toi qui m’as dompté, fais de moi ton valet
Une vie de roman nous allons composer
Magie ou vœu divin, nos cœurs se sont croisés
Aujourd’hui je le sais mon Bonheur est complet
Bel et charmant aveu, promesse d’un baiser,
Etre heureux avec toi me semble si aisé
Aujourd’hui je le sais mon Bonheur est complet
Une vie de roman nous allons composer
Tous les jours à notre hymne ajoutons un couplet
Etre heureux avec toi me semble si aisé
Magie ou vœu divin, nos cœurs se sont croisés
O toi qui m’as dompté, fais de moi ton valet
Notre amour a éclos sur tes lèvres rosées
Aujourd’hui je le sais mon Bonheur est complet
Magie ou vœu divin, nos cœurs se sont croisés
O toi qui m’as dompté, fais de moi ton valet
Une vie de roman nous allons composer
Rien qu’une heure contre toi je veux me reposer
23:45 Publié dans Jeux textuels | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24 juin 2007
Acronyme
Définition : Groupe d’initiales abréviatives
(HLM est l’acronyme de « Habitation à Loyer Modéré » - OuLiPo est l'acronyme de "Ouvroir de Littérature Potentielle").
NUE : Nappe Universelle Etoilée
SOLEIL : Source Levantine d'Illumination
11:05 Publié dans Jeux textuels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 juin 2007
Abécédaire
Commençons donc par l'abécédaire :
Définition : Texte où les initiales des mots successifs suivent l’ordre alphabétique.
Il va de soi que ce texte est purement imaginaire et ne remet pas en cause la générosité de nos voisins wallons.
11:05 Publié dans Jeux textuels | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
23 novembre 2006
Bande des quatre et quatre huitre
Comme l'indique sont nom, la "bande des quatre et quatre huitre" est construite sur le même principe que la "bande des quatre et quatre huit", à une exception près : la case noire est interdite mais le lien sémantique des deux termes est facultatif. Si d'aventure il était conservé, cette bande serait dite "parfaite".
Exemple éponyme de bande imparfaite :

17:55 Publié dans Jeux textuels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Triple acrostiche
- un acrostiche simple ;
- un acrostiche de syllabes (chaque vers comporte un nombre de syllabes égal au rang de la lettre dans l'alphabet) ;
- un acrostiche de rimes (la rime se prononce comme la lettre désignée).
Exemple :
Une petite flamme jetant ses éclairs rougeoyants sur son cou demi nu
Demi bridé
Il n'y avait rien dans tout Paris
Toute la France qui fut plus joli, plus attirant, que ce décolleté
Hormis ses yeux couleur ganache.
Rang dans l'alphabet : D = 4 ; H = 8 ; I = 9 ; J = 10 ; T = 20; U = 21.
17:35 Publié dans Jeux textuels | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
Acrostiche judithien
Exemple parfait :
Avec nonchalance. Grands et sérieux,
Vieillis, ils vont être noirs, ternes.
Ils laisseront sûrement
Enfouis nos sourires enfantins, merveilleux, balayant leurs émois.
Acrostiche : La vie
Maxime : Les anges vivent-ils ensemble ?
17:10 Publié dans Jeux textuels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 octobre 2006
Lacs des Présidents du jury cannois

LUMIERE devait être Président du jury de la première édition (1939), laquelle a été annulée pour cause de guerre. Elle a été organisée rétrospectivement, en 2002, sous la présidence de Jean D'ORMESSON.
Le festival ne s'est pas tenu en 1948, faute de moyens financiers.
André CHAMSON était Président du jury en 1968 quand le festival a été interrompu.
1946-47-49 : Georges HUISMAN - 1951-57 : André MAUROIS - 1952 : Maurice GENEVOIX - 1953-54 : Jean COCTEAU - 1955 : Marcel PAGNOL - 1956 : Maurice LEHMANN - 1958-59 : Marcel ACHARD - 1960 : Georges SIMENON - 1961 : Jean GIONO - 1962 : Tetsuro FURUKAKI - 1963 : Armand SALACROU - 1964 : Fritz LANG - 1965 : Olivia DE HAVILLAND - 1966 : Sofia LOREN - 1967 : Alessandro BLASETTI - 1969 : Luchino VISCONTI - 1970 : Miguel Angel ASTURIAS - 1971 : Michèle MORGAN - 1972 : Joseph LOSEY - 1973 : Ingrid BERGMAN - 1974 : René CLAIR - 1975-95 : Jeanne MOREAU - 1976 : Tennessee WILLIAMS - 1977 : Roberto ROSSELLINI - 1978 : Alan J. PAKULA - 1979 : Françoise SAGAN - 1980 : Kirk DOUGLAS - 1981 : Jacques DERAY - 1982 : Giorgio STREHLER - 1983 : William STYRON - 1984 : Dirk BOGARDE - 1985 : Milos FORMAN - 1986 : Sidney POLLACK - 1987 : Yves MONTAND - 1988 : Ettore SCOLA - 1989 : Wim WENDERS - 1990 : Bernardo BERTOLUCCI - 1991 : Roman POLANSKI - 1992 : Gérard DEPARDIEU - 1993 : Louis MALLE - 1994 : Clint EASTWOOD - 1996 : Francis Ford COPPOLA - 1997 : Isabelle ADJANI - 1998 : Martin SCORCESE - 1999 : David CRONENBERG - 2000 : Luc BESSON - 2001 : Liv ULLMAN - 2002 : David LYNCH - 2003 : Patrice CHEREAU - 2004 : Quentin TARANTINO - 2005 : Emir KUSTURICA - 2006 : Wong KAR-WAI.
18:00 Publié dans Lacs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note