08 juillet 2007

Zazie 2007 - Morale élémentaire

  Départ céans                Jours triples                  Déplacement oriental  
                                           Homme arrivé  
  Coupoles argentées   Bronze statufié              Dieux multiples  
                                           Pavés étamés  
  Théâtre cristallisé        Coq aurifère                  Chanteur matinal  
                                           Beautés connues  
   
                                           Diomira   
                                           Un soir d’automne  
                                           Aux jours plus courts  
                                           S’allument des lampes  
                                           Multicolores  
                                           Aux portes   
                                           Des friteries  
   
  Hululement féminin     Homme jalousé           Soirée pareille  
                                           Bonheur connu  

Zazie, mode d'emploi

Comme chaque année, les OuLiPotes se réuniront à Lille le 3e week-end d’octobre et auront d’ici là la lourde tache de réécrire un extrait des Villes invisibles d’Italo Calvino, ainsi qu’ils le firent les années précédentes pour Les Vers à soie de Jacques Roubaud et Annan d’Hervé Le Tellier. Sont d’ores et déjà annoncées les présences de Marcel Bénabou, Frédéric Forte, Paul Fournel, Jacques Jouet, Hervé Le Tellier, Ian Monk et Olivier Salon.

Le texte à jouer est le suivant :

En partant de là et en allant trois jours vers le levant, l'homme se trouve à Diomira, une ville avec soixante coupoles d'argent, des statues en bronze de tous les dieux, des rues pavées d'étain, un théâtre en cristal, un coq en or qui chante chaque matin sur une tour. Toutes ces beautés, le voyageur les connaît déjà pour les avoir vues aussi dans d'autres villes. Mais le propre de celle-ci est que si l'on y arrive un soir de septembre, quand les jours raccourcissent et que les lampes multicolores s'allument toutes ensemble aux portes des friteries, et que d'une terrasse une voix de femme crie : hou !, on en vient à envier ceux qui à l'heure présente pensent qu'ils ont déjà vécu une soirée pareille et qu'ils ont été cette fois-là heureux.
Italo Calvino - Les Villes invisibles (Seuil), traduit de l'italien par Jean Thibaudeau

02 juillet 2007

La mouche d'hiver

La mouche d’hiver
La larme qu’on voit couler
Au temps de l'été

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